RDC : la bonne tenue du franc congolais génère des gains pour le Trésor public

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La solidité du franc congolais en 2025 a eu des répercussions positives sur les finances publiques de la République démocratique du Congo. C’est ce qu’a affirmé le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso au cours d’un breffing presse organisé ce mardi, en dressant le bilan budgétaire de l’exercice écoulé.

Selon lui, les recettes de l’État n’ont enregistré aucun recul. Au contraire, elles ont dépassé les prévisions. Sur une assignation budgétaire fixée à 27 401,2 milliards de francs congolais, les régies financières ont mobilisé 28 294,8 milliards, soit un taux de réalisation de 103,3 %.

Le dernier trimestre de l’année a particulièrement contribué à cette performance, avec des recettes estimées à 1,091 milliard de dollars américains. Dans le même temps, les dépenses publiques ont été contenues, même si leur niveau brut atteignait l’équivalent de 1,45 milliard de francs congolais.

Le gouverneur a expliqué que sans l’appréciation du franc congolais, ces dépenses auraient été bien plus élevées une fois converties. Calculées sur la base d’un taux de change de 2 850 francs pour un dollar, elles auraient avoisiné 4 100 milliards de francs congolais. Toutefois, grâce à un taux plus favorable de 2 220 francs retenu dans le budget, les dépenses ont été limitées à environ 3 221 milliards, générant ainsi une économie de 876 milliards de francs congolais.

Au total, l’État congolais aurait tiré un gain net de 217 milliards de francs congolais grâce à cette appréciation monétaire, a précisé André Wameso.

Insistant sur la transparence des données, le gouverneur a affirmé que les statistiques produites par la Banque centrale sont accessibles et vérifiables par tous. Il a rappelé, en conclusion, qu’un budget public repose sur un équilibre fondamental entre les recettes et les dépenses, les qualifiant de « deux jambes » indispensables à la stabilité financière de l’État.

Loule Kitoko

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