Le ministère des Mines a rendu public un rapport préliminaire faisant état de nombreuses irrégularités au sein des entités de traitement des minerais issus de l’exploitation artisanale de la filière cuivre-cobalt en République démocratique du Congo.
Selon un communiqué officiel, ces constats résultent des travaux d’une Commission ad hoc instituée par arrêté ministériel en date du 26 décembre 2025. Cette Commission avait pour mission de contrôler la conformité administrative, juridique et technique des entités de traitement, ainsi que la traçabilité et la légalité de leurs sources d’approvisionnement.
Les opérations de contrôle ont principalement concerné les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga. Dans le Lualaba, treize entités ont été recensées, dont une ne s’est pas présentée. Au Haut-Katanga, sur vingt-sept entités identifiées, dix-neuf ont pris part aux travaux, quatre sont non fonctionnelles, trois en cours de régularisation et une est restée absente.
Les rapports provisoires relèvent des violations répétées de la réglementation minière, notamment la non-conformité de l’actionnariat, le cumul irrégulier de titres, l’absence de contrats avec des coopératives minières agréées, le défaut de formation des travailleurs congolais, la non-transmission des rapports obligatoires, ainsi que des insuffisances dans la traçabilité des minerais et la transparence financière.
Face à ces manquements, la Commission a notifié aux entités concernées des mesures impératives de mise en conformité, assorties de délais précis. Le ministère des Mines prévient que toute persistance dans le non-respect des lois et règlements en vigueur exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la législation.
S’inscrivant dans la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, axée sur la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance, le ministère des Mines réaffirme sa détermination à assainir durablement le secteur minier en République démocratique du Congo.
Loule Kitoko







