La question du dialogue national en vue de restaurer durablement la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo continue de susciter de vifs débats au sein de la classe socio-politique congolaise. Face à une crise sécuritaire persistante, les appels à la responsabilité collective et à la recherche de solutions concertées se multiplient.
Dans une déclaration publiée ce mardi 13 janvier sur son compte X, le Dr Didier Kamerhe s’est exprimé sur un ton à la fois critique et pédagogique concernant la gestion de la crise politique et sécuritaire qui secoue l’Est du pays. L’acteur politique a exhorté les dirigeants congolais à privilégier le dialogue national, qu’il considère comme la voie la plus crédible pour une sortie durable de crise.
S’appuyant sur un adage français « Il ne faut jamais dire à une source d’eau : je ne boirai jamais de ton eau » ,Didier Kamerhe rappelle que la politique est, par essence, un domaine de flexibilité, de concessions et de compromis, en particulier lorsque la paix et la stabilité nationales sont en jeu.
« J’espère que vous aurez le courage et l’humilité de revenir vers ceux qui vous proposent la résolution pacifique de cette crise politique et sécuritaire qui endeuille l’Est de notre pays, afin de leur demander les détails précis de leur plan de sortie de crise », a-t-il déclaré.
Dans sa prise de parole, Didier Kamerhe déplore le fait que ces leçons politiques aient été apprises au prix de milliers de vies congolaises. Il estime que les choix actuels ont un coût humain excessivement lourd et appelle les décideurs à faire preuve de lucidité en se rapprochant des acteurs qui, depuis plusieurs années, prônent une approche pacifique pour résoudre cette crise.
Par ailleurs, il met en garde contre ce qu’il qualifie de « sursaut d’orgueil », consistant à croire que toutes les solutions sont déjà maîtrisées sans concertation préalable. Une telle posture, prévient-il, pourrait entraîner de graves revers sur le terrain. Il évoque notamment la persistance de groupes armés actifs dans certaines provinces, dont les Bakata Katanga dans le Haut-Katanga.
Mathieu Kayemba







