L’insécurité continue de gagner du terrain dans la cité de Sake et ses environs, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Dans la nuit de dimanche à lundi 15 décembre, de nouveaux actes de violence ont endeuillé cette localité située à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Goma, particulièrement dans les quartiers de Ndolero et Kimoka.
D’après plusieurs sources locales, des hommes armés non identifiés ont fait irruption dans des habitations du quartier Ndolero, où ils ont abattu deux civils, dont un notable de la place. Les assaillants ont ensuite pris la fuite, semant la panique parmi les habitants.
Au cours de la même attaque, une autre personne a été grièvement blessée par balle. Elle a été transférée d’urgence dans une structure sanitaire locale. Selon le personnel médical, son état de santé demeure préoccupant, bien que stable.
Par ailleurs, des témoignages recueillis à Kimoka font état de l’enlèvement de trois jeunes durant cette même nuit. Une information qui suscite une vive inquiétude au sein de la population, même si aucune communication officielle des autorités locales ou des services de sécurité n’a, pour l’instant, confirmé ces faits.
Ces incidents s’inscrivent dans un climat d’insécurité persistante autour de Sake, une zone régulièrement touchée par des attaques armées, des pillages nocturnes et diverses formes de violences, dans un contexte marqué par les affrontements entre les rebelles de l’AFC-M23 et les forces gouvernementales.
Face à cette situation, la société civile locale exhorte les autorités à renforcer urgemment les dispositifs de sécurité afin de protéger les civils.
« La population vit dans une peur permanente, surtout la nuit. Nous demandons aux autorités de prendre des mesures concrètes pour sécuriser nos quartiers », a témoigné un habitant joint par téléphone ce lundi.
Kanoba Obadiass






