Mwene-Ditu : la prison centrale confrontée à une crise aiguë de nourriture et d’eau potable

 

La situation humanitaire à la prison centrale de Mwene-Ditu, dans la province de Lomami, atteint un niveau critique. D’après plusieurs détenus interrogés, les conditions de vie se dégradent dangereusement : manque prolongé de nourriture, absence d’eau potable, accès quasi inexistant aux soins de santé et présence d’un grand nombre de prisonniers en attente de jugement.

Les témoignages recueillis ce mardi 18 novembre décrivent un quotidien fait de privations et d’abandon.

« Nous sommes traités comme des vers. Cela fait plus de cinq mois que nous n’avons plus de nourriture. Nos conditions sont devenues inhumaines, nous vivons comme des animaux. Nous avons alerté les autorités locales pour obtenir une aide alimentaire, mais rien n’a été fait. Même la Régideso ne nous fournit plus d’eau potable », ont confié plusieurs détenus à la presse locale.

Au-delà de la faim et de l’absence d’eau, les prisonniers dénoncent également un manque alarmant de soins médicaux.

« Nous manquons de médicaments. Quand quelqu’un tombe malade, il doit se prendre en charge seul. On souffre comme si la prison de Mwene-Ditu était un enfer. N’est-elle pas censée être un lieu de rééducation ? Plusieurs détenus attendent encore leur procès », ont-ils ajouté.

Malgré les alertes répétées adressées aux autorités locales et provinciales, aucune mesure concrète n’a jusqu’ici été prise. La survie de nombreux détenus dépend principalement des interventions ponctuelles de quelques organisations religieuses de la région.

Cette situation relance le débat sur la gestion des établissements pénitentiaires en République démocratique du Congo et souligne l’urgence d’une intervention des autorités compétentes afin de garantir des conditions de détention dignes et conformes aux standards nationaux et internationaux.

 

Dénis Ngalamulume

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