RDC : le gouvernement suspend les motions et pétitions contre les Gouverneurs et les bureaux des Assemblées provinciales

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), sur instruction du président Félix Tshisekedi, a annoncé la suspension temporaire de toutes les motions et pétitions visant les gouverneurs et les membres des bureaux des Assemblées provinciales.

Cette décision intervient dans un contexte de conflit à l’Est du pays et vise à préserver la stabilité institutionnelle.

L’annonce a été faite ce mercredi à Kinshasa par Jacquemain Shabani, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, lors d’une réunion réunissant les gouverneurs des 26 provinces et les représentants des bureaux des Assemblées provinciales.

« Les honorables membres des bureaux doivent conduire leurs assemblées respectives à adopter une résolution suspendant les pétitions et motions durant cette période de guerre « , a précisé le ministre, citant les directives du chef de l’État.

Cette mesure exceptionnelle intervient après plusieurs crises politiques dans les provinces, où des gouverneurs et présidents d’assemblées ont été démis de leurs fonctions ou ont fait l’objet de motions de défiance. Au Kasaï-Oriental, le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa, destitué en mai dernier puis réhabilité par la Cour constitutionnelle, fait face à une nouvelle motion de défiance pour gestion présumée opaque. Dans la Tshopo, le gouverneur Paulin Lendongolia a récemment été déchu pour mégestion, incompétence et détournement de fonds publics.

D’autres provinces, telles que le Kongo-Central, le Maniema, le Kwango et le Haut-Lomami, ont également été secouées par des pétitions entraînant la chute de plusieurs présidents d’assemblées provinciales.

Le gouvernement justifie cette suspension par la nécessité de maintenir la cohésion nationale et d’éviter des tensions institutionnelles qui pourraient fragiliser la gouvernance locale alors que le pays fait face à d’importants défis sécuritaires à l’Est.

Cette directive présidentielle est ainsi perçue comme une mesure de sauvegarde visant à garantir l’ordre politique et administratif dans les provinces, le temps que la situation nationale se stabilise.

 

Josue Lelo

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