Le président rwandais Paul Kagame a tenu un discours offensif ce jeudi au sujet des sanctions et pressions internationales visant son pays, affirmant qu’il n’a « jamais capitulé », même dans des situations plus difficiles.
Dans une déclaration au ton ferme, le chef de l’État rwandais a reconnu que les sanctions imposées à Kigali produisent des effets douloureux, tout en estimant que céder serait encore plus coûteux pour son pays.
« Les sanctions et autres mesures sont faites pour faire mal. Alors, d’une certaine manière, nous souffrons », a-t-il déclaré.
Paul Kagame a toutefois insisté sur le fait que le Rwanda continuerait à défendre ses choix malgré les conséquences.
« Mais je pense que nous souffririons davantage si nous ne faisions pas ce que nous faisons. Il faut donc toujours peser le pour et le contre », a-t-il ajouté.
Le président rwandais a également dénoncé ce qu’il considère comme des injustices et des tentatives de domination exercées par certaines puissances étrangères contre les pays africains.
« Dire oui à la mauvaise chose coûte plus cher », a-t-il martelé, avant d’affirmer que « ceux qui ont le don de nous nuire ne vivront pas assez longtemps pour profiter des avantages tirés de l’exploitation des gens et des injustices qu’ils commettent ».
Dans la dernière partie de son intervention, Paul Kagame a lancé un appel à l’unité des pays africains afin de renforcer leur souveraineté et leur capacité d’action sur la scène internationale.
« En unissant nos forces, nous pouvons faire beaucoup pour faire progresser l’Afrique », a-t-il soutenu, invitant les États africains à ne pas « se soucier de ces puissances qui s’imaginent posséder le monde ».







