Le président français Emmanuel Macron a exclu toute possibilité pour la France ou l’Union européenne d’adopter des sanctions similaires à celles imposées récemment par les États-Unis contre les Forces de défense du Rwanda (RDF).
Interrogé sur une éventuelle initiative de Paris ou de Bruxelles visant à suivre les mesures prises par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) américain, Emmanuel Macron a été catégorique : « ni la France, ni l’Union européenne » ne comptent s’engager dans cette voie.
Selon le chef de l’État français, une multiplication des sanctions risquerait davantage de tendre les relations avec Kigali que de favoriser une coopération autour du retour de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo.
La position défendue par Paris, et que Macron affirme également porter au niveau européen, privilégie plutôt le dialogue diplomatique, la médiation collective et les initiatives politiques régionales pour tenter de résoudre la crise sécuritaire qui secoue l’Est congolais.
Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques autour du conflit dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où Kinshasa accuse régulièrement le Rwanda de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, ce que Kigali continue de nier.
Alors que Washington a opté pour des sanctions ciblées afin d’accroître la pression sur Kigali, la France et l’Union européenne semblent miser sur une approche plus diplomatique pour encourager une désescalade dans la région des Grands Lacs.







