Le ministère de l’Emploi et du Travail a annoncé, dans un communiqué rendu public le 11 avril 2026 à Kinshasa, le lancement d’une opération nationale de contrôle renforcé visant à mettre fin aux pratiques illégales liées au recours abusif à la main-d’œuvre étrangère dans les entreprises opérant en République démocratique du Congo.
Selon ce document signé par le ministre de l’Emploi et du Travail, cette mesure s’inscrit dans une action gouvernementale ferme engagée sous l’autorité du Président de la République et la coordination de la Première ministre, en réponse aux violations persistantes de la législation nationale sur l’emploi.
Le ministère dénonce le contournement de la réglementation par certaines entreprises qui privilégient l’embauche de travailleurs expatriés au détriment des nationaux, en violation des textes en vigueur.
Dans le détail, le communiqué rappelle que toute embauche d’un expatrié sans autorisation préalable constitue une infraction administrative grave, conformément à l’arrêté ministériel n°075/CAB/MIN.ET/FMM/RK/10/2025 du 9 octobre 2025. Il précise également que l’occupation par des étrangers d’emplois réservés aux nationaux est strictement interdite par l’arrêté départemental n°86/001 du 31 mars 1986.
Sur le plan opérationnel, le gouvernement annonce le déclenchement immédiat d’une opération de contrôle sur l’ensemble du territoire national, sans préavis. Les entreprises reconnues en situation d’irrégularité s’exposent à des sanctions allant de l’expulsion administrative des travailleurs concernés à la suspension partielle ou totale de leurs activités. La responsabilité des dirigeants pourra également être engagée devant les juridictions compétentes.
Un délai de trente (30) jours calendaires est accordé aux employeurs pour régulariser la situation administrative de leur personnel expatrié. Passé ce délai, des sanctions strictes seront appliquées.
Cette initiative s’inscrit, selon le ministère, dans une politique de souveraineté économique et de protection du marché de l’emploi congolais, avec un objectif clair : lutter contre la fraude, la substitution abusive de main-d’œuvre et la marginalisation des compétences locales.
Caroline kaja






