Face à la montée du banditisme et de la criminalité, le gouvernement congolais entend resserrer l’étau autour de l’utilisation des services de télécommunications. À cet effet, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a soumis au Conseil des ministres du 10 avril 2026 une série de mesures urgentes visant à mieux encadrer l’usage des cartes SIM en République démocratique du Congo.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité des orientations prises lors de la réunion du Conseil des ministres du 23 mars 2026. D’après les analyses des services de sécurité, les réseaux de télécommunications sont largement exploités par des individus impliqués dans des activités criminelles, une réalité qui suscite de vives inquiétudes au sein des autorités.
Pour répondre à cette situation, le patron de l’Intérieur a réuni les services de sécurité, les responsables du ministère des Postes et Télécommunications ainsi que les opérateurs de téléphonie mobile, afin d’harmoniser les actions à entreprendre.
Dans l’intervalle, en attendant le déploiement complet du système national d’identification, des mesures concrètes ont été envisagées. Parmi celles-ci figurent le renforcement des procédures d’identification lors de l’achat des cartes SIM, la limitation du nombre de cartes pouvant être détenues par une même personne, ainsi que la relance de l’opération d’identification et d’enregistrement des abonnés sur toute l’étendue du territoire, y compris dans les zones rurales.
En outre, une attention particulière devrait être accordée aux abonnés étrangers, avec des mécanismes spécifiques d’identification visant à mieux contrôler leur accès aux réseaux de télécommunications.
À travers ces initiatives, le gouvernement ambitionne de renforcer la sécurité publique tout en modernisant le secteur des communications, dans un contexte marqué par la recrudescence des actes criminels à travers le pays.
Caroline kaja







