Une plainte a été officiellement déposée ce jeudi 26 mars, contre Dr Balanangayi David, médecin de l’Hôpital général de référence de Kinkole à Kinshasa, à la suite d’accusations de violences physiques présumées sur une patiente. La démarche émane de l’ONG « Sauvons la Corporation Médicale » (SCM-ONG), par l’entremise de son coordonnateur national.
Dans une correspondance adressée au président de l’organe compétent, l’organisation indique vouloir porter à la connaissance des autorités des faits jugés d’une « extrême gravité ».
Selon le document, plusieurs témoignages concordants rapportent que le médecin aurait exercé des violences physiques sur une patiente récemment admise après un accouchement. La femme présentait, d’après la plainte, une déchirure des parties molles nécessitant une suture post-partum. Toujours selon les éléments transmis par l’ONG, le praticien se serait montré irrité par ce qu’il aurait considéré comme un manque de collaboration de la patiente, pourtant décrite comme étant dans un état de grande vulnérabilité physique et psychologique.
L’organisation affirme que, dans ces circonstances, le médecin aurait frappé la patiente au lieu de lui prodiguer les soins requis avec l’attention et l’empathie nécessaires. Des faits que la SCM-ONG considère comme particulièrement préoccupants dans un cadre d’exercice du métier.
Dans sa correspondance, l’ONG évoque une violation des règles déontologiques régissant la profession médicale. Elle rappelle notamment que le Code de déontologie impose aux médecins de respecter la dignité humaine et de soigner toute personne avec la même conscience professionnelle, quelles que soient les circonstances. Le document souligne également que l’intégrité physique du patient doit être protégée en toute situation et que toute forme de violence est proscrite dans l’exercice médical.
Au moment du dépôt de cette plainte, aucune réaction officielle du Dr Balanangayi David ni de la direction de l’Hôpital général de référence de Kinkole n’avait encore été rendue publique. L’affaire, qui intervient dans un contexte déjà marqué par la diffusion d’images choquantes sur les réseaux sociaux, pourrait conduire les instances compétentes à ouvrir une enquête afin d’établir les responsabilités et déterminer les suites à donner à ce dossier.
mathieu Kayemba






