Le président du Conseil interreligieux congolais (CIC), Dodo Kamba, a présenté, mardi 17 mars à Kinshasa, le projet de mise en place d’une « Commission vérité et conciliation » à la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH). Cette démarche s’inscrit dans une série de consultations engagées par cette structure confessionnelle en vue de fédérer les soutiens autour de cette initiative.
Reçu au siège de la CNDH, le responsable du CIC a indiqué que cette rencontre visait à exposer les contours du projet et à solliciter l’accompagnement de l’institution nationale des droits humains. « Nous sommes venus présenter notre organisation ainsi que cette initiative que nous portons depuis un certain temps, afin de recueillir l’avis et le soutien de la CNDH », a-t-il expliqué.
Au cours des échanges avec le président de la CNDH, Paul Nsapu, la délégation du CIC a également insisté sur la nécessité d’une implication active de cette institution, au regard de son mandat et de son rôle dans la promotion et la protection des droits fondamentaux en République démocratique du Congo.
Le projet de « Commission vérité et conciliation » intègre plusieurs dimensions, notamment la promotion des libertés fondamentales, la défense des droits humains et l’instauration d’un mécanisme de justice transitionnelle. Selon ses initiateurs, il vise à favoriser un cadre de dialogue inclusif entre les différentes composantes de la société congolaise.
L’archevêque Dodo Kamba a salué l’ouverture et la réceptivité de son interlocuteur, soulignant la qualité des échanges ainsi que l’intérêt manifesté par la CNDH pour cette initiative. Il s’est également félicité des orientations et recommandations formulées au cours de la rencontre.
« Le président de la CNDH nous a assurés non seulement de son soutien, mais aussi de son accompagnement dans la mise en œuvre de ce projet, notamment à travers un partenariat direct avec les leaders religieux », a-t-il affirmé.
Portée par le Conseil interreligieux congolais, cette initiative ambitionne de contribuer à la réconciliation nationale en établissant la vérité sur les violations graves des droits humains commises dans le pays. Elle entend également encourager la reconnaissance des faits, la responsabilisation des auteurs et la promotion d’un processus de réparation morale et sociale, dans une perspective de consolidation de la paix.
Mathieu Kayemba
RDC : le projet de « Commission vérité et conciliation » soumis à la CNDH pour appui institutionnel







