L’ambassade des États-Unis en République démocratique du Congo a réagi ce jeudi 12 mars à la frappe de drone survenue la veille à Goma, dans l’est du pays. L’attaque a coûté la vie à une employée des Nations Unies ainsi qu’à au moins deux civils.
Dans un communiqué publié à Kinshasa, la représentation diplomatique américaine a déploré une nouvelle tragédie dans une région déjà marquée par de lourdes pertes civiles. Elle souligne que cette frappe s’ajoute au « nombre tragique de victimes » enregistrées dans l’est de la RDC, où les populations continuent de payer un lourd tribut au conflit.
L’ambassade américaine a également présenté ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à leurs collègues. Elle a appelé l’ensemble des parties impliquées dans les hostilités à respecter strictement les règles du droit international humanitaire, notamment celles relatives à la protection des civils et du personnel humanitaire.
La mission diplomatique insiste en particulier sur la nécessité de garantir la sécurité des agents des Nations unies et des organisations humanitaires opérant dans les zones de conflit. Elle rappelle que les attaques visant des zones civiles restent « inacceptables ».
Dans sa déclaration, Washington exhorte également les acteurs du conflit à honorer leurs engagements et à se conformer aux principes du droit international humanitaire. Les États-Unis attendent de toutes les parties qu’elles respectent ces obligations, souligne le communiqué.
La frappe de drone survenue à Goma dans la nuit du 10 au 11 mars fait toutefois l’objet de versions divergentes. Le mouvement rebelle Alliance Fleuve Congo et sa branche armée, le Mouvement du 23 mars, accusent les Forces armées de la République démocratique du Congo d’être responsables de l’attaque.
De son côté, le gouvernement congolais affirme avoir ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes et l’origine de cette frappe.
Mathieu Kayemba







