Débat constitutionnel : Patrick Muyaya rappelle que l’Est demeure la priorité du gouvernement

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La question de l’avenir de la Constitution congolaise adoptée en 2006 continue de susciter de vives discussions dans le paysage politique de la République démocratique du Congo. Ce débat intervient alors que la situation sécuritaire demeure préoccupante dans l’Est du pays, où les forces armées congolaises affrontent la rébellion de l’AFC/M23.

Face aux différentes prises de position sur une éventuelle modification ou un remplacement de la loi fondamentale, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, estime que ces échanges illustrent le fonctionnement normal d’une démocratie. Il souligne que chaque citoyen ou acteur politique est libre de s’exprimer sur cette question.

Lors d’un briefing de presse organisé le lundi 9 mars, le ministre a indiqué que l’intérêt manifesté par les journalistes ainsi que par la diaspora congolaise démontre l’importance du sujet dans le débat public. Selon lui, la confrontation d’opinions différentes constitue une preuve de la vitalité démocratique du pays.

Toutefois, Patrick Muyaya a tenu à rappeler que l’action du gouvernement reste concentrée sur des priorités jugées urgentes, notamment la récupération de l’intégrité territoriale dans l’Est de la RDC. Il a insisté sur la situation des populations vivant dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ainsi que dans les zones encore sous contrôle des groupes armés.

La célébration du vingtième anniversaire de la Constitution, le 18 février dernier, a contribué à relancer les discussions sur son maintien ou sa révision. Plusieurs personnalités politiques de la coalition au pouvoir, l’Union sacrée de la Nation, se sont déjà prononcées en faveur d’une modification du texte.

En revanche, l’opposition critique vivement cette démarche. Elle estime qu’une réforme constitutionnelle serait inappropriée dans un contexte marqué par l’insécurité et l’occupation d’une partie du territoire par la rébellion de l’AFC/M23. Pour ces acteurs politiques, la priorité devrait plutôt être la stabilité du pays et la cohésion nationale.

Dans ce climat de tensions politiques, le deuxième vice-président du Sénat, Bahati Lukwebo, fait également l’objet d’une pétition après avoir exprimé son opposition à toute modification de la Constitution.

Joël Tshim’s

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