Plus de 17 000 cas de violations des droits humains ont été recensés à Goma et à Bukavu, selon un rapport élaboré par des experts réunis durant dix jours au Centre catholique Nganda, à Kinshasa. Initiée par le ministère des Droits humains, cette évaluation dresse un tableau alarmant de la situation dans les zones sous occupation.
Le document fait également état de plus de 15 000 atteintes au droit à la vie, de plus de 800 enlèvements et de plus de 400 cas de torture et autres traitements inhumains. Ces violences ont entraîné d’importants déplacements de populations, portant à environ 7,4 millions le nombre de déplacés internes et externes.
Preuves à l’appui, le rapport met en cause les rebelles de l’AFC/M23 et formule plusieurs recommandations, dont la saisine des Nations unies pour la création d’un tribunal pénal international sur les crimes commis en RDC. Les experts demandent également que les auteurs présumés ne soient pas intégrés dans les institutions sans avoir répondu de leurs actes devant la justice, ainsi que le renforcement des juridictions civiles et militaires.
Présenté à la Première ministre, Judith Suminwa, le rapport servira, selon elle, de levier pour que justice soit rendue et que les responsables répondent de leurs actes. Elle a assuré que le gouvernement portera ces recommandations au plus haut niveau.
Loule Kitoko







