Le mouvement citoyen « Les Congolais Debout » a publié, le 17 février 2026, un manifeste alertant sur la situation politique et sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC). Dans ce document au ton ferme, le collectif plaide pour une refonte profonde du système électoral et pour l’organisation d’une concertation nationale avant la mi-2026, afin d’assurer la crédibilité des prochaines élections.
Le texte souligne que la souveraineté du pays est mise à rude épreuve, notamment dans l’Est, où Goma et Bukavu restent en proie à l’instabilité liée aux activités de l’AFC/M23. L’insécurité urbaine s’étend par ailleurs à plusieurs centres, y compris la capitale, Kinshasa, tandis que la hausse du coût de la vie et les tensions sociales nourrissent un climat d’incertitude.
Sur le plan politique, le mouvement exprime ses réserves concernant une éventuelle révision constitutionnelle et dénonce ce qu’il considère comme un rétrécissement de l’espace démocratique. Il remet en cause la légitimité des scrutins passés, notamment celui de 2023, qualifié de « profondément entaché d’irrégularités ».
La gestion de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) est également critiquée. Le collectif déplore l’absence de publication du rapport général du cycle électoral précédent, une démarche qu’il juge essentielle pour restaurer la confiance entre institutions et citoyens, alors qu’une nouvelle feuille de route électorale est déjà en cours.
Pour prévenir une nouvelle crise en 2028, « Les Congolais Debout » recommandent plusieurs mesures : publication des rapports financiers du dernier scrutin, audit indépendant de la gouvernance électorale, sécurisation intégrale du territoire pour garantir l’inclusivité du vote, et convocation d’un dialogue national réunissant majorité, opposition et société civile.
À plus de mille jours de la fin du mandat présidentiel actuel, le mouvement appelle à une mobilisation citoyenne pacifique afin de faire de 2026 « l’année de la renaissance démocratique ». La question reste de savoir si ces propositions trouveront un écho auprès des autorités dans un contexte politique marqué par la méfiance et la polarisation.
Loule Kitoko







