À Popokabaka, le chef milicien Sadam, alias « Faux Yaya », a annoncé la fin des activités des miliciens Mobondo, à l’occasion de la reddition de ses hommes aux forces de défense et de sécurité. Cette étape est porteuse d’espoir pour le Kwilu, après plus de deux ans de violences qui ont déstabilisé la région.
Le député national Garry Sakata, élu de Bagata, salue cette avancée tout en appelant à la prudence. Pour lui, cette reddition constitue seulement « une première étape vers un retour durable à la paix ». Il félicite l’action du gouvernement et la mission de terrain menée par le ministre délégué à la Défense, Ntambwe Eliezer, soulignant que « les véritables acteurs de la crise ont été ciblés ».
Mais pour l’élu, la paix ne pourra être totale sans justice. Il réclame réparation pour toutes les victimes et des garanties de non-répétition afin d’éviter toute résurgence de violences.
« L’État doit rétablir les victimes dans leurs droits et veiller à ce que cette paix soit durable », insiste-t-il.
Garry Sakata met également en garde contre la persistance de l’insécurité dans plusieurs villages du secteur Wamba, où écoles, champs et services publics restent paralysés. Il appelle les autorités à poursuivre leurs efforts pour obtenir la reddition totale des miliciens encore actifs.
La crise, qui avait atteint Bagata en septembre 2022 après avoir éclaté à Kwamouth, a laissé un lourd bilan : assassinats de chefs coutumiers, incendies de maisons et déplacements massifs. Si la reddition marque un tournant, la consolidation de la paix dépend désormais de la justice et de la réparation des préjudices subis.
Loule Kitoko







