La France a salué ce samedi 14 février la position du Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, en faveur de la mise en œuvre d’un cessez-le-feu, tel que proposé par João Lourenço, Président de la République d’Angola, à toutes les parties belligérantes.
Dans une déclaration publiée sur le compte X de Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, Paris a souligné l’importance de l’application intégrale de l’Accord de Washington du 4 décembre 2025 et a appelé toutes les parties à respecter scrupuleusement leurs engagements. La France insiste sur la nécessité de traduire les dynamiques diplomatiques en résultats concrets sur le terrain, au bénéfice direct des populations de l’Est de la RDC, durement affectées par l’insécurité persistante.
La diplomatie française rappelle que ces efforts s’inscrivent dans un cadre plus large, comprenant l’Accord-cadre de Doha du 15 novembre ainsi que l’action de l’Union africaine. Elle réaffirme sa pleine mobilisation pour soutenir toute initiative susceptible de consolider la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Paris a également salué le déplacement à Goma, du 12 au 14 février 2026, de Vivian van de Perre, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU et cheffe par intérim de la MONUSCO. Cette mission vise à préparer les actions de soutien à la vérification et au suivi du cessez-le-feu à l’Est de la RDC, conformément à la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies.
La France considère par ailleurs le premier vol vers l’aéroport de Goma comme une avancée significative. Ce vol constitue une étape concrète vers la mise en œuvre de l’engagement pris lors de la Conférence de Paris du 30 octobre 2025 en faveur de la reprise des vols humanitaires de petit gabarit et de jour vers la capitale du Nord-Kivu.
Consterné par la gravité de la situation humanitaire, Paris appelle l’ensemble des parties concernées à œuvrer collectivement pour que cette première liaison soit suivie d’autres vols humanitaires, afin d’améliorer rapidement les conditions de vie des populations civiles affectées par le conflit.
Mathieu Kayemba







