Les Nations unies exigent des garanties de sécurité de la part des acteurs engagés dans le conflit à l’est de la République démocratique du Congo (RDC) afin de pouvoir utiliser l’aéroport de Goma pour le déploiement d’une mission de surveillance, dans la perspective d’un éventuel cessez-le-feu.
L’annonce a été faite mardi à Kinshasa par le secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix. Il a insisté sur la nécessité de sécuriser les infrastructures stratégiques, condition indispensable au succès des initiatives diplomatiques et humanitaires dans la région.
Selon le responsable onusien, l’aéroport de Goma représente un maillon central du dispositif envisagé pour contrôler le respect d’un accord de cessez-le-feu entre les parties belligérantes. « Nous avons besoin de garanties claires et concrètes de la part de toutes les parties concernées afin d’assurer la sécurité de notre personnel et le bon déroulement des opérations », a-t-il déclaré.
L’est de la RDC demeure le théâtre d’affrontements répétés entre les forces gouvernementales et divers groupes armés. Ces violences ont entraîné d’importants déplacements de populations et aggravé une crise humanitaire déjà préoccupante. Face à cette situation, la communauté internationale intensifie ses appels à la désescalade et au dialogue pour restaurer la stabilité dans cette zone stratégique.
L’ONU espère que l’obtention de garanties sécuritaires ouvrira la voie à un déploiement rapide de la mission de surveillance, considérée comme une étape déterminante vers un retour durable à la paix.
Josue Lelo







