Un an après le redéploiement des institutions provinciales à Beni, le mouvement citoyen LUCHA (Lutte pour le Changement) juge la situation sécuritaire préoccupante. Lors d’un point de presse mercredi 11 février, ses militants ont dénoncé un bilan qu’ils qualifient de largement négatif.
Selon la LUCHA, Beni, Butembo et le territoire de Lubero restent frappés par des violences récurrentes. Attaques contre les civils, activité persistante des groupes armés et sentiment d’abandon de la population témoignent, selon le mouvement, de l’échec des engagements pris lors de l’installation des institutions provinciales.
Le mouvement plaide pour la levée de l’état de siège, estimant que cette mesure n’a pas restauré la sécurité. Il réclame également le déploiement d’une force « bien équipée et dotée de moyens conséquents » pour imposer durablement la paix.
La LUCHA insiste aussi sur la transparence dans la gestion des fonds de développement et sur la reconstruction des zones touchées, jugeant ces mesures essentielles pour stabiliser la province. Les militants ont enfin rappelé au gouverneur du Nord-Kivu sa promesse de reprendre Goma, actuellement sous contrôle de l’AFC/M23, soulignant l’attente de la population pour des actions concrètes.
Par cette déclaration, le mouvement citoyen entend interpeller les autorités provinciales et nationales sur l’urgence de protéger les civils et de rétablir l’autorité de l’État dans l’ensemble du Nord-Kivu.
Kanoba Obadias







