La Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) a salué l’adoption officielle des termes de référence d’un mécanisme destiné à superviser et vérifier le cessez-le-feu dans l’est de la RDC. Cette étape a été franchie à Doha, au Qatar, le 2 février, dans le cadre des négociations entre le gouvernement congolais et l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23).
Dans un communiqué publié vendredi 6 février, la CIRGL a insisté sur l’importance d’un dialogue constant entre les parties pour instaurer une paix durable et assurer la sécurité des populations de la région. L’organisation a également réaffirmé son engagement à accompagner la mise en œuvre des mesures de stabilisation prévues par l’accord, conformément aux standards régionaux définis dans le Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans les Grands Lacs.
La CIRGL a tenu à remercier tous les acteurs ayant contribué au processus de Doha, en particulier l’État du Qatar, la MONUSCO et la Commission de l’Union africaine, pour leur rôle dans la création d’un cadre propice à la coopération et au respect des engagements.
Le mécanisme signé comprend deux volets complémentaires : le Comité de supervision et de vérification du cessez-le-feu (COVM) et le Mécanisme conjoint étendu de vérification Plus (EJVM+). Le COVM, organe décisionnel, regroupe un nombre égal de représentants du gouvernement et de l’AFC/M23, ainsi que des observateurs de l’Union africaine, du Qatar, des États-Unis et de la CIRGL, avec la participation de la MONUSCO. Ses décisions seront prises par consensus et ses réunions se tiendront principalement en ligne, de manière régulière ou selon les besoins.
Le EJVM+ constitue le volet opérationnel et technique : il est chargé de vérifier la mise en œuvre du cessez-le-feu, d’identifier toute violation, de surveiller la situation sécuritaire et humanitaire, et de renforcer la confiance entre les parties. Les équipes de terrain sont mixtes, composées de représentants des deux parties et d’observateurs, et bénéficient d’un accès complet aux zones concernées. La MONUSCO assure la coordination logistique et la communication.
Enfin, un système de rapports réguliers permettra de transmettre des résumés hebdomadaires, des analyses mensuelles et, si nécessaire, des informations publiques sur les développements majeurs au COVM, dans le respect des principes de transparence, d’impartialité et de confidentialité.
Joël Tshim’s







