RDC–États-Unis : le partenariat stratégique passe à l’étape concrète

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Le partenariat stratégique entre la République démocratique du Congo et les États-Unis entre officiellement dans sa phase opérationnelle. Cette nouvelle étape a été marquée par la tenue, jeudi 5 Février, de la première réunion du Comité de pilotage conjoint (Joint Steering Committee – JSC), organe central chargé de la mise en œuvre de cet accord majeur.

Les travaux ont principalement porté sur l’examen de la liste des actifs stratégiques (Strategic Asset Reserve – SAR) transmise par la partie congolaise. Ce document recense des minerais critiques, de l’or ainsi que des zones d’exploration, destinés à alimenter un rapport conjoint visant à orienter le secteur privé américain vers des opportunités d’investissement prioritaires en RDC.

Les projets soutenus par la U.S. International Development Finance Corporation (DFC) ont été retenus comme prioritaires. À cet effet, une assistance technique accrue est annoncée, incluant le déploiement d’experts américains sur le terrain afin d’identifier, en concertation avec les autorités congolaises, les besoins spécifiques en structuration et en accompagnement des projets.

Un cadre institutionnel structuré

L’accord RDC–États-Unis s’appuie sur une architecture institutionnelle clairement définie. Dans les quinze jours suivant son entrée en vigueur, les deux parties ont notifié la composition de leurs délégations au sein du JSC. La partie américaine est représentée notamment par les départements d’État, du Trésor et du Commerce, ainsi que par la DFC. La RDC y siège à travers plusieurs ministères stratégiques et la Présidence de la République.

Dans un délai de trente jours, Kinshasa a transmis la liste initiale des actifs du SAR et des projets stratégiques désignés, considérés comme essentiels pour l’industrialisation et la stabilisation économique du pays. La tenue de la première réunion du comité, dans le délai réglementaire de 90 jours, consacre le JSC comme la principale instance de pilotage du partenariat. Il se réunira deux fois par an, avec la possibilité de sessions extraordinaires.

Transparence et ouverture au secteur privé

L’accord prévoit également un rôle actif de l’ambassade des États-Unis à Kinshasa, qui recevra des briefings trimestriels sur les quotas d’exportation de cobalt et les décisions y afférentes. En parallèle, la création du Forum économique bilatéral États-Unis–RDC (BEPF) vise à renforcer le dialogue entre les autorités publiques et le secteur privé. Sa première édition est attendue dans l’année suivant l’entrée en vigueur de l’accord.

Chaque année, le JSC évaluera les incitations fiscales et réglementaires en vigueur en RDC et formulera des recommandations conjointes. Les projets du SAR n’ayant pas suscité d’intérêt feront l’objet d’un réexamen périodique afin d’en améliorer l’attractivité.

Grand Inga au cœur des priorités

Le texte institue enfin un Comité de coordination et de gouvernance du projet hydroélectrique Grand Inga. Composé à parts égales de représentants congolais et américains, il aura pour mission de coordonner la mobilisation des investissements pour ce projet énergétique stratégique.

Avec cette première réunion du Comité de pilotage, le partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis dépasse le cadre des intentions pour s’inscrire résolument dans une dynamique d’actions concrètes, axées sur l’investissement, la transparence et la transformation durable de l’économie congolaise.

Loule kitoko

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