L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo a livré une déclaration importante sur les dynamiques diplomatiques entourant la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
S’exprimant le mardi à l’issue d’une série de consultations de haut niveau, le médiateur africain a indiqué avoir rencontré successivement les dirigeants du M23, Corneille Nangaa, ainsi que les présidents Paul Kagame (Rwanda), Félix Tshisekedi (RDC) et Évariste Ndayishimiye (Burundi).
Selon lui, aucun de ces acteurs majeurs n’a exprimé d’opposition violente ou frontale à l’égard du président ougandais Yoweri Kaguta Museveni.
« Nous avons écouté Corneille Nangaa, les dirigeants du M23, ainsi que les présidents Paul Kagame, Félix Tshisekedi et Évariste Ndayishimiye après leur avoir rendu visite. Aucun d’entre eux n’est violemment opposé au président Museveni », a déclaré Obasanjo.
Cette déclaration intervient dans un contexte régional marqué par une intensification des efforts diplomatiques pour ramener la paix dans l’Est congolais, théâtre de violences armées depuis plusieurs décennies. La position jugée non antagoniste des différentes parties vis-à-vis du président ougandais pourrait renforcer le rôle de Yoweri Museveni comme acteur central ou facilitateur potentiel dans les initiatives de médiation régionale.
Certains observateurs estiment que cette convergence relative pourrait ouvrir la voie à une coordination accrue entre les mécanismes régionaux, notamment ceux de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de l’Union africaine, en vue d’une solution politique durable.
Reste à savoir si ces signaux diplomatiques se traduiront, sur le terrain, par une désescalade militaire et par un dialogue inclusif capable de répondre aux causes profondes du conflit.
Josue Lelo







