Le débat autour du dialogue national annoncé par le président de la République continue de susciter de vives tensions sur la scène politique congolaise. Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales, une plateforme regroupant plusieurs acteurs de l’opposition, a officiellement rejeté les conditions fixées par Félix Tshisekedi pour l’organisation de ces assises.
Dans une déclaration rendue publique le 3 février, la structure estime que le chef de l’État ne peut, à lui seul, définir les contours d’un dialogue destiné à résoudre une crise politique dont il est lui-même l’un des principaux protagonistes. Pour le Cadre de concertation, « il n’appartient pas au président de la République, partie prenante au conflit et acteur central de la crise actuelle, de décider unilatéralement du lieu, des modalités d’organisation, de participation, de déroulement ni du périmètre des débats du dialogue national ».
L’opposition dénonce ce qu’elle considère comme une tentative du pouvoir de confisquer le processus et de vider le dialogue de sa substance. Selon elle, les conditions imposées par la présidence risquent de transformer ces assises en un simple outil politique visant à consolider le régime en place, plutôt qu’en un véritable cadre de résolution de la crise.
Le Cadre de concertation réaffirme son attachement à un dialogue politique véritablement inclusif, crédible et porteur de solutions durables. Il insiste sur la nécessité d’une médiation neutre et indépendante, seule capable de rétablir la confiance entre les différentes parties prenantes.
Par ailleurs, la plateforme appelle l’ensemble des forces politiques, sociales, citoyennes et patriotiques à se mobiliser en faveur de l’avènement d’un Pacte républicain. Celui-ci devrait, selon elle, être fondé sur la vérité, la justice et le respect de la volonté souveraine du peuple congolais, conditions jugées indispensables pour une sortie de crise durable en République démocratique du Congo.
Loule Kitoko







