Le ministère provincial de la Santé publique de la ville-province de Kinshasa durcit le ton face à la prolifération des morgues clandestines. Dans une note circulaire signée le 21 janvier 2026, le ministre provincial de la Santé, de l’Hygiène et de la Prévention, le Dr Patricien Gongo Abakazi, interdit formellement l’ouverture et le fonctionnement de toute morgue ne respectant pas les normes sanitaires et le cadre légal en vigueur.
Le document rappelle avec fermeté que la morgue est un service hospitalier technique obligatoire, exclusivement rattaché à un hôpital public ou privé dûment agréé. À ce titre, aucune personne physique, société privée ou structure non hospitalière n’est autorisée à construire ou à exploiter une morgue de manière autonome.
La circulaire énumère plusieurs interdictions majeures, notamment la construction de morgues sans adossement à un hôpital agréé, leur exploitation sans autorisation préalable du ministère provincial de la Santé, ainsi que toute activité exercée en violation des normes légales, techniques et sanitaires. Le recours à du personnel non certifié par le ministère est également formellement proscrit.
Les autorités annoncent une politique de tolérance zéro. Toute morgue irrégulière sera fermée sans délai et ses responsables s’exposeront à des poursuites judiciaires conformément à la loi. Pour garantir l’application effective de cette décision, les médecins chefs de zones de santé sont chargés d’effectuer des contrôles systématiques dans leurs juridictions et de transmettre des rapports mensuels de conformité. Les responsables d’hôpitaux sont, quant à eux, invités à régulariser leurs installations ou à cesser immédiatement toute exploitation non autorisée.
À travers cette mesure, le gouvernement provincial entend protéger la santé publique, préserver la dignité humaine et rétablir l’ordre sanitaire dans la capitale congolaise, longtemps fragilisée par l’implantation anarchique de morgues échappant à tout contrôle officiel.
Loule Kitoko







