La justice militaire a condamné, à Kinshasa, plusieurs policiers impliqués dans l’affaire dite « Zua ye Tshombo, tika ye akende », une expression devenue virale et désormais associée à des pratiques d’extorsion de téléphones portables sur des citoyens.
Cinq agents de la Police nationale congolaise ont comparu devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/N’djili, siégeant en procédure de flagrance. Ils étaient poursuivis pour avoir entonné une chanson faisant l’apologie de l’extorsion, un comportement jugé contraire à l’éthique, à la discipline et aux valeurs de la police.
À l’issue de l’audience, trois policiers ont été condamnés à trois ans de servitude pénale principale, assortis du paiement de 200 000 francs congolais chacun au titre des frais d’instance. Un prévenu a été acquitté, tandis qu’un autre a écopé de douze mois de servitude pénale avec sursis.
Dans un communiqué publié par sa cellule de communication, le ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières a salué cette décision judiciaire, la qualifiant de signal fort dans la lutte contre les abus et les dérives au sein de la Police nationale congolaise.
Le ministère a réaffirmé son engagement, sous l’autorité du Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, à promouvoir une police professionnelle, disciplinée et respectueuse des droits humains, véritablement au service de la population.
Joël Tshim’s







