Les marchés internationaux des matières premières ont enregistré une hausse notable du prix du cuivre durant la période du 19 au 24 janvier 2026. Selon les données disponibles, une tonne de ce minerai stratégique s’est négociée à 13 179,20 dollars américains, contre 12 874,05 dollars la semaine précédente, soit une augmentation de 2,37 %.
Les fluctuations des prix des produits miniers, agricoles et forestiers sont principalement déterminées par la loi de l’offre et de la demande, mais elles dépendent également des conditions de production, de transport et de commercialisation à l’échelle mondiale.
Ces variations ont un impact direct sur l’économie congolaise, largement dépendante des exportations de matières premières, en particulier dans le secteur minier, qui constitue l’un des principaux moteurs de croissance et de recettes en devises du pays.
Premier producteur africain de cuivre, la République démocratique du Congo occupe une place stratégique sur le marché mondial. En 2023, les mines congolaises ont produit environ 2,8 millions de tonnes, permettant au pays de se positionner comme le deuxième producteur mondial.
Dans ce contexte, la hausse actuelle des cours représente une opportunité majeure pour les finances publiques et le secteur minier national, à condition qu’elle se traduise par une meilleure mobilisation des recettes et un renforcement des investissements dans les infrastructures et le développement local.
Cette progression s’inscrit dans un contexte de forte demande mondiale, notamment dans les secteurs de la transition énergétique, des infrastructures et des technologies vertes, grands consommateurs de cuivre. À cela s’ajoutent les tensions persistantes sur la chaîne d’approvisionnement, liées aux coûts logistiques et aux contraintes de production dans certains pays producteurs.
Mathieu Kayemba






