Le Ministère des Droits Humains s’est prononcé sur le dossier d’Ilemo Mosengo Nzuzi, conducteur de moto-taxi, dont l’état de santé a suscité une vive émotion après la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux.
Dans un communiqué officiel publié le 15 janvier 2026, le Ministère précise que ce dossier est suivi et documenté depuis le 20 décembre 2025, bien avant sa médiatisation en ligne.
Rappelant les principes fondamentaux de l’État de droit, le Ministère souligne que « la liberté est la règle et la détention l’exception », conformément aux instruments juridiques internationaux, à la Constitution de la République démocratique du Congo et aux lois nationales en vigueur.
Cette prise de position intervient après la circulation d’images montrant le motard dans un état de santé critique, incapable de se tenir debout et éprouvant de grandes difficultés à s’exprimer, ce qui a profondément choqué l’opinion publique.
Selon le témoignage de l’intéressé, il aurait été interpellé à Mokali, dans la commune de Kimbanseke, pour avoir dépassé l’escorte d’un général des FARDC. Il affirme avoir été détenu pendant sept mois sans jugement, avant d’être transféré à l’hôpital dans un état de santé très dégradé.
Dans son communiqué, le ministère insiste par ailleurs sur le respect strict de la présomption d’innocence et appelle les autorités judiciaires à garantir la liberté des personnes poursuivies tout au long de la procédure pénale, conformément aux principes de l’État de droit.
Caroline Kaja







