Le mouvement Le Congo Qui Inspire a vivement condamné ce qu’il qualifie de tentative de musellement des voix critiques, à la suite de l’interpellation de son président, Nathanaël Onokomba.
Dans un communiqué rendu public ce lundi 5 janvier, le mouvement indique que son président a été interpellé le même jour, peu après une conférence publique organisée à la salle Paquebot, à Kinshasa.
Pour Le Congo Qui Inspire, cet acte constitue une violation grave de la liberté d’expression et des principes fondamentaux de la démocratie.
Réagissant à cette situation, le mouvement estime que cette interpellation s’apparente à une manœuvre d’intimidation dirigée contre l’expression citoyenne.
« Il s’agit d’une intimidation manifeste à l’encontre d’une parole citoyenne libre et légitime », déplore-t-il, affirmant que l’expression publique ne semble aujourd’hui tolérée que lorsqu’elle s’aligne sur les positions du pouvoir en place.
Le mouvement condamne ce qu’il considère comme une volonté délibérée de faire taire une voix engagée en faveur d’« un Congo libre, juste et inspirant ». Il souligne également que ce cas ne serait pas isolé.
Selon la même source, Le Congo Qui Inspire rappelle que cette interpellation survient après celles de Ramazani Shadary et Dunia Kilanga, cadres du PPRD, que leur parti affirme avoir été arrêtés de manière brutale.
« À l’instar de ces derniers, Nathanaël Onokomba demeure à ce jour introuvable et injoignable », souligne le mouvement, qui dit redouter une aggravation du climat de répression politique en République démocratique du Congo.
Mathieu Kayemba







