L’annonce de l’entrée en vigueur des nouvelles plaques d’immatriculation sécurisées à partir du 6 janvier 2026 continue de susciter une vive controverse en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration rendue publique ce samedi 3 janvier 2026, Jonas Tshiombela, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), dénonce une mesure socialement insoutenable, dans un contexte économique déjà éprouvant pour la majorité des Congolais.
Selon lui, cette réforme vient alourdir davantage la charge fiscale qui pèse sur les automobilistes, déjà contraints de s’acquitter de multiples obligations, notamment la vignette, le contrôle technique, le permis de conduire, l’assurance et la carte rose.
« Chaque nouvelle taxe devient une menace directe pour la paix sociale », dénonce Jonas Tshiombela.
Le coordonnateur de la NSCC fustige également le calendrier et les modalités de mise en œuvre de cette réforme, qu’il estime déconnectés des réalités sociales du pays.
« La réforme des plaques est présentée comme une avancée vers la modernité. Mais quelle modernité peut se construire sur la misère, l’absence de dialogue et le silence des autorités face aux préoccupations légitimes des citoyens ? Moderniser sans humaniser, réformer sans accompagner, imposer sans expliquer, c’est gouverner contre le peuple », martèle-t-il.
Face à cette situation, la NSCC plaide pour un moratoire immédiat et l’ouverture d’un dialogue inclusif avec les usagers de la route, afin d’éviter que cette décision administrative ne se transforme en un nouveau foyer de tensions sociales.
De son côté, la Direction générale des impôts (DGI) justifie l’introduction des nouvelles plaques par la nécessité de renforcer la sécurité des véhicules, d’harmoniser le système national d’immatriculation et de faciliter les contrôles routiers. Les propriétaires de véhicules sont, quant à eux, appelés à se conformer à la nouvelle réglementation.
Joël Tshim’s






