RDC : les FARDC accusent des proches de Félix Tshisekedi de soutenir la rébellion Mobondo

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont affirmé que certains proches du président Félix Tshisekedi pourraient être impliqués dans le soutien à la rébellion Mobondo, active aux portes de Kinshasa.

Cette annonce a été faite dimanche 28 décembre par le capitaine Anthony Mwalushay, porte-parole des opérations militaires « Ngemba », lors d’une conférence de presse à Kikwit.

Durant le week-end, de violents affrontements ont opposé les soldats des FARDC aux combattants de Mobondo à Bolingo, dans l’ouest du pays. Le bilan officiel fait état de quinze miliciens et cinq soldats tués.

À l’origine, la rébellion Mobondo trouve ses racines dans un différend foncier entre les communautés Teke et Yaka dans le territoire de Kwamouth, province du Maï-Ndombe. Si le conflit était jusqu’ici localisé, il menace désormais de s’étendre à la capitale.

Le capitaine Mwalushay a précisé que certains proches du président seraient liés à ces contacts avec Mobondo.

« Nous avons des informations sur des contacts entre des rebelles de l’est du pays et Mobondo. Le danger, c’est que plusieurs personnes derrière Mobondo sont souvent liées au président de la République. Le jour, elles semblent ordinaires, mais la nuit, elles dirigent Mobondo », a-t-il déclaré devant la presse.

Selon le porte-parole militaire, des combattants capturés ont cité certains noms, actuellement en cours de vérification par les services de renseignement.

Il a réaffirmé la détermination des FARDC : « Si Kinshasa cède aux beaux parleurs derrière Mobondo pour des intérêts politiques, nous, les militaires, continuerons notre travail avec nos armes. »

Les FARDC rappellent que les membres de Mobondo peuvent encore se rendre volontairement, mais que la traque se poursuivra jusqu’au dernier combattant. Pour l’armée, la menace ne se limite plus à l’est du pays et s’étend désormais à l’ouest.

Joël Tshim’s

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