Les travaux de réhabilitation du boulevard Monseigneur Kataliko, axe stratégique et symbole urbain de la ville de Butembo, provoquent une vague d’indignation au sein de la population. En cause : la qualité jugée insuffisante des ouvrages en cours d’exécution.
Parmi les voix les plus critiques figure Grâce Kapitula Mbembeth, juriste et acteur de la société civile, qui fustige la manière dont l’entreprise Premidis conduit le chantier. Dans une intervention largement relayée sur les réseaux sociaux, il dénonce un manque flagrant de rigueur et de transparence.
« Ce boulevard représente bien plus qu’une simple route. C’est un patrimoine pour la ville de Butembo. Or, ce que nous observons aujourd’hui est inacceptable : absence de normes techniques claires, précipitation dans l’exécution des travaux et manque total de communication envers la population », a-t-il déclaré.
Pour répondre aux critiques, l’entreprise en charge évoque notamment la construction d’un caniveau longitudinal. Un argument que rejette Grâce Kapitula, estimant qu’il ne saurait masquer les nombreuses insuffisances constatées sur le terrain. Il appelle ainsi à la mise en place d’un mécanisme de suivi citoyen indépendant.
« Les fonds publics doivent être gérés avec responsabilité. Trop de projets échouent à cause de l’absence de contrôle et de procédures rigoureuses », a-t-il insisté.
Face à cette situation, plusieurs citoyens et acteurs locaux réclament désormais un audit technique du projet ainsi qu’une concertation élargie entre les autorités, les prestataires et la population.
Au-delà des enjeux techniques, c’est la confiance entre les différentes parties prenantes qui semble aujourd’hui mise à rude épreuve.
Josué Lelo






