RDC : la prorogation du mandat de la MONUSCO accueillie favorablement sous la direction de David Gressly

 

Alors que l’Est de la République démocratique du Congo demeure en proie à une grave crise sécuritaire, la prolongation du mandat de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) suscite des réactions positives au sein de la société civile congolaise, notamment parmi les proches du Dr Denis Mukwege.

L’activiste Heri Kalumuna a salué cette décision, estimant qu’elle constitue un signal fort en faveur du renforcement de l’appui international aux autorités congolaises.

Il appelle la mission onusienne à faire preuve de fermeté et à assumer pleinement son rôle aux côtés de l’État dans la lutte contre l’insécurité persistante.

Placée désormais sous la direction de l’Américain David Gressly, la MONUSCO dispose d’un mandat à caractère offensif. Pour ses défenseurs, ce mandat doit être appliqué sans complaisance afin de contribuer au rétablissement de l’autorité de l’État et d’assurer la protection des populations civiles, premières victimes des violences armées dans la région.

« Un régime qui délègue la sécurité de ses citoyens ne peut se passer d’un soutien solide de la communauté internationale », souligne Henri Kalumuna, tout en rappelant que l’enjeu majeur reste l’application rigoureuse de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, laquelle exige le retrait immédiat et sans condition des forces rwandaises du territoire congolais.

Pour plusieurs acteurs congolais, cette prorogation du mandat de la MONUSCO représente ainsi une nouvelle occasion de replacer la protection des civils au centre de l’action internationale dans une région meurtrie par des décennies d’instabilité.

Josue Lelo

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