La République démocratique du Congo et le Rwanda ont validé, à Washington, l’avancement de la première phase du plan de neutralisation des FDLR. Les deux pays prenaient part, du 19 au 20 novembre 2025, à la quatrième réunion du Mécanisme conjoint de sécurité et de coordination (JSCM), aux côtés des États-Unis, du Qatar, du Togo médiateur désigné par l’Union africaine et de la Commission de l’UA.
Un premier bilan jugé encourageant
La rencontre a permis d’évaluer l’application de l’Operations Order (OPORD), la feuille de route opérationnelle chargée de mettre en œuvre le Concept of Operations (CONOPS) pour la neutralisation des FDLR et le désengagement progressif des forces sur le terrain.
Selon les observateurs du JSCM, les avancées enregistrées dans les programmes de démobilisation, de rapatriement et de réintégration des combattants témoignent d’un engagement renouvelé des parties.
Partage de renseignements et sensibilisation
Les discussions ont porté sur l’ensemble des activités de la Phase 1 : échanges de renseignements, actions d’information envers les communautés, et initiatives visant à encourager les combattants des FDLR à déposer les armes.
Les participants ont également identifié les obstacles qui ralentissent encore le processus, tout en esquissant les pistes permettant d’en améliorer l’efficacité. Les premières consultations autour de la Phase 2 axée sur la neutralisation des FDLR et la levée graduelle des mesures défensives rwandaises ont été lancées.
Synergie avec l’accord de Doha
Les membres du mécanisme ont salué l’accord-cadre conclu à Doha entre le gouvernement congolais et le M23-AFC, jugeant les deux processus Washington et Doha complémentaires. Ils ont souligné le rôle central du Qatar dans la facilitation des négociations.
Un appui international réaffirmé
Kinshasa et Kigali ont exprimé leur gratitude envers les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine pour leur soutien constant. Le Togo, qui accueillera le 17 janvier 2026 une réunion de haut niveau consacrée à la consolidation du processus de paix, a également été remercié pour son implication continues.
Les participants ont enfin reconnu le rôle « indispensable » joué par le président Donald Trump dans la conduite des échanges.
Tous ont réitéré leur volonté commune de promouvoir une paix durable et de renforcer la stabilité dans l’est de la RDC et l’ensemble de la région des Grands Lacs.
Joël Tshim’s







