Le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, a réagi avec fermeté à la tenue du conclave organisé mardi 14 octobre à Nairobi par une partie de l’opposition congolaise.
Interviewé depuis les États-Unis, le membre du gouvernement a qualifié cette rencontre de “messe noire organisée par des condamnés de justice contre la République”, estimant qu’elle pourrait constituer une menace pour la stabilité des institutions du pays.
“Le gouvernement congolais s’assumera contre les acteurs et initiateurs de cette réunion s’il est prouvé qu’elle prépare la déstabilisation des institutions de la République”, a déclaré Jacquemain Shabani, cité par Borel Broadcast CD.
Le conclave de Nairobi a réuni plusieurs personnalités politiques congolaises issues de l’opposition, certaines vivant en exil. Selon ses organisateurs, la rencontre visait à “réfléchir sur l’avenir politique de la République démocratique du Congo” et à proposer une alternative à la gouvernance actuelle.
Du côté du pouvoir, cette initiative est perçue comme une tentative de déstabilisation, dans un contexte marqué par des tensions politiques et sécuritaires persistantes, notamment dans l’est du pays.
Cette déclaration du vice-premier ministre s’inscrit dans une série de mises en garde du gouvernement face aux initiatives politiques jugées susceptibles de menacer l’ordre constitutionnel. Les autorités affirment suivre de près les activités de l’opposition à l’étranger, tandis que les acteurs politiques concernés dénoncent ce qu’ils qualifient de dérive autoritaire.
Joël Tshim’s







