L’Union Sacrée de la Nation (USN) a réagi ce jeudi avec une ironie glaciale au communiqué du Front Commun pour le Congo (FCC), publié après la condamnation à mort de son autorité morale, Joseph Kabila, par la Haute Cour Militaire.
Dans une déclaration signée par le professeur André Mbata Mangu, secrétaire permanent de l’USN, le ton est donné : pas de leçon de démocratie à recevoir d’un regroupement politique “qui n’existe plus que sur papier et sur les réseaux sociaux”.
La condamnation de l’ancien président, rendue par défaut, est qualifiée de “strictement conforme aux procédures judiciaires”. L’USN rappelle que “la meilleure façon pour un délinquant de se justifier est de se présenter devant la Cour”.
Une pique directe à l’endroit de Joseph Kabila, dont l’absence physique devant les juges est interprétée comme un aveu de faiblesse, voire de culpabilité.
Mais au-delà du volet judiciaire, c’est le positionnement politique du FCC qui est visé. L’Union Sacrée accuse le regroupement de Kabila d’avoir dirigé le pays pendant près de deux décennies avec une gouvernance “chaotique, médiocre et nostalgique du désordre”.
“Le FCC est un syndicat de comptes X (Twitter) en jachère, au service d’intérêts étrangers, incapable de résoudre une équation sans tricher”, ironise le communiqué.
Face aux critiques du FCC, l’USN choisit une posture tranchée : “Nous ne répondrons que par le silence et le mépris.”
Une manière de signifier que le débat ne peut avoir lieu entre une coalition au pouvoir et un regroupement “en décomposition avancée”.
Le communiqué va plus loin, accusant Joseph Kabila d’avoir “trahi la confiance du peuple” et d’être devenu “complice des agresseurs de la République”.
Une accusation lourde, qui s’inscrit dans le contexte tendu des relations entre l’USN et les anciens dignitaires du régime Kabila.
L’Union Sacrée conclut avec une ironie patriotique : “Nous entreprendrons tout ce qui est possible pour aider le FCC à se réconcilier… avec la réalité.”
Une phrase qui sonne comme un enterrement politique, avec fleurs et sarcasmes.
Ce communiqué marque une nouvelle étape dans la guerre des mots entre les héritiers du pouvoir et les nostalgiques du régime passé.
Mais surtout, il confirme que l’USN ne reculera ni devant les critiques, ni devant les fantômes du passé.
Joël Tshim’s







