Le président de la République, Félix Tshisekedi, a exprimé sa vive préoccupation face à la présence récurrente et persistante de militaires des FARDC et d’éléments de la Police nationale congolaise sur plusieurs sites d’exploitation minière à travers le territoire national.
Au cours de la réunion du Conseil des ministres, le chef de l’État a rappelé avec fermeté que toute occupation, invasion ou présence des forces de défense et de sécurité sur les sites miniers est strictement interdite, sauf dans le cadre de missions légalement autorisées ou expressément ordonnées par les autorités compétentes, dans les limites de leurs attributions.
Selon le compte rendu présenté par le ministre de la Communication et Médias et porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, le président de la République estime que cette situation constitue un sérieux obstacle aux efforts de réforme engagés dans le secteur extractif. Elle contribue à entretenir des perceptions négatives sur la gouvernance des ressources naturelles du pays, fragilise les dispositifs de contrôle mis en place par l’État et favorise le développement de circuits illicites liés à l’exploitation et à la commercialisation des minerais.
Félix Tshisekedi considère également que la présence non encadrée des hommes en uniforme dans les zones minières compromet les initiatives du gouvernement visant à promouvoir une exploitation responsable, transparente et conforme aux normes internationales, alors que la RDC cherche à renforcer son attractivité auprès des investisseurs et à améliorer la traçabilité de ses minerais.
Cette mise en garde intervient dans un contexte où le secteur minier demeure l’un des principaux piliers de l’économie congolaise, mais continue de faire face à des défis liés à l’exploitation illégale, à la fraude, à la contrebande des minerais et aux interférences de groupes armés ou d’acteurs non habilités dans certaines zones d’exploitation.
Par cette directive, le chef de l’État réaffirme sa volonté d’assainir la gouvernance minière et de garantir que les richesses naturelles du pays profitent davantage à l’État et aux populations, dans le respect des lois de la République et des engagements internationaux de la RDC.
Josue Lelo







