L’opposant politique Claudel Lubaya a plaidé, ce samedi 11 juillet 2026, pour ce qu’il qualifie de « détshisekedisation » ou de « défatshisation » de la République démocratique du Congo. Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, il estime que les infrastructures et espaces publics ne devraient pas porter les noms des membres de la famille du président Félix Tshisekedi.
Selon Claudel Lubaya, les biens et infrastructures de l’État doivent incarner « l’histoire, la mémoire collective, les valeurs et l’unité de la Nation », plutôt que de servir à la célébration d’un pouvoir en exercice ou d’une famille politique.
L’ancien député considère qu’au terme du mandat présidentiel en 2028, il sera nécessaire d’engager un processus républicain visant à rebaptiser tous les lieux publics, établissements et équipements de l’État portant les noms de membres de la famille Tshisekedi, notamment le père, la mère, le fils ou l’épouse.
« La RDC n’est ni une monarchie, ni une dynastie, ni le patrimoine d’une quelconque famille. Elle est la propriété exclusive du peuple congolais, seul détenteur de la souveraineté nationale », a-t-il déclaré.
Claudel Lubaya estime que l’attribution de noms de personnalités politiques ou de leurs proches à des infrastructures publiques alimente un culte de la personnalité qu’il juge incompatible avec les principes de neutralité, d’impartialité et d’égalité qui doivent guider les institutions de l’État.
Pour l’opposant, restaurer la neutralité des symboles publics constitue une exigence démocratique. Il soutient que la République doit être placée au-dessus des familles, des partis politiques et des intérêts particuliers afin de préserver sa vocation première, celle de servir l’ensemble de la Nation.
Cette prise de position intervient dans un contexte de débats récurrents sur la dénomination de certaines infrastructures publiques en RDC et sur la place accordée aux figures politiques dans les symboles de l’État.
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