La Coalition interconfessionnelle pour la Nation (CIN/RDC) a dévoilé ses propositions dans le cadre du débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo. La plateforme religieuse recommande notamment d’accorder au chef de l’État le pouvoir de nommer directement le Premier ministre ainsi que les gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces.
Dans une déclaration rendue publique le 8 juillet 2026 à Kinshasa, le Conseil national des évêques d’État du Congo (CNEEC), structure rattachée à la CIN/RDC, a exprimé son soutien au principe d’une nouvelle Constitution, tout en appelant à une validation populaire par voie référendaire.
Pour les responsables religieux, toute modification du cadre institutionnel du pays doit relever de la volonté du peuple souverain. « La Constitution doit être l’expression d’un consensus national », soutient la plateforme dans ses recommandations.
Parmi les mesures proposées figure le renforcement des prérogatives présidentielles. La CIN/RDC souhaite que le président de la République dispose de la compétence exclusive de désigner le Premier ministre, mais également les gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces.
La plateforme religieuse propose aussi que les gouverneurs ne soient pas nécessairement originaires des provinces qu’ils dirigent. Cette mesure viserait, selon elle, à favoriser une gestion plus inclusive des entités territoriales et à renforcer la cohésion nationale.
Au-delà des réformes institutionnelles, les évêques recommandent la création d’un Conseil citoyen de médiation, de concertation et de paix. Cette nouvelle structure aurait pour mission de réunir les différentes sensibilités religieuses et spirituelles du pays afin de prévenir les crises, encourager le dialogue et proposer des mécanismes de résolution des conflits.
La CIN/RDC appelle par ailleurs les acteurs politiques, sociaux et religieux à privilégier l’intérêt général et à éviter toute instrumentalisation des citoyens dans le débat constitutionnel. Pour cette plateforme, la réforme envisagée doit contribuer à consolider la paix, la stabilité et l’efficacité des institutions face aux défis sécuritaires et politiques auxquels la RDC est confrontée.
Joël Tshim’s







