Les déclarations du président Félix Tshisekedi à Houston, aux États-Unis, où il a qualifié son prédécesseur Joseph Kabila de « chien », continuent de provoquer de nombreuses réactions sur la scène politique congolaise.
Parmi les premières voix à s’élever figure celle de Nehemie Mwilanya, ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila. Dans une publication sur les réseaux sociaux, il a dénoncé des propos qu’il juge incompatibles avec la stature d’un chef d’État.
« Un Président ne devrait pas dire ça », a-t-il écrit, estimant que diriger la République démocratique du Congo exige de la retenue, de la maîtrise de soi et un sens élevé de la responsabilité. Selon lui, il est impossible d’effacer l’héritage politique de Joseph Kabila et l’œuvre qu’il a laissée à la tête du pays.
Même tonalité du côté de José Makila. L’ancien vice-Premier ministre a dénoncé ce qu’il considère comme une atteinte à la dignité de la fonction présidentielle. Il estime qu’un chef de l’État qui s’en prend publiquement à son prédécesseur devant des compatriotes vivant à l’étranger ne renforce ni son autorité ni son leadership.
Pour José Makila, ces attaques traduisent plutôt l’incapacité du pouvoir à convaincre par son bilan. Il affirme qu’un régime qui ne gouverne plus par les résultats finit par recourir aux insultes, à la propagande et à la division.
Ces réactions interviennent alors que la polémique enfle autour des propos tenus par Félix Tshisekedi lors de son échange avec la diaspora congolaise à Houston. Le chef de l’État avait notamment accusé Joseph Kabila d’avoir été placé au pouvoir par des forces étrangères après l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila.
Le débat, désormais largement relayé dans l’opinion publique, ravive les tensions entre les partisans de l’actuel président et ceux de son prédécesseur, dans un contexte politique déjà marqué par de profondes divergences sur l’avenir du pays.
Josue Lelo







