Les États-Unis ont annoncé un financement humanitaire additionnel de 1,8 milliard de dollars en faveur du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA). La République démocratique du Congo figure parmi les 21 pays considérés comme prioritaires dans le cadre de cette nouvelle assistance.
L’annonce a été faite le 14 mai 2026 par le département d’État américain. Ce nouvel appui porte à 3,8 milliards de dollars le montant total du soutien accordé par Washington aux fonds humanitaires administrés par l’OCHA ainsi qu’aux programmes d’aide d’urgence.
Selon les autorités américaines, cette contribution s’inscrit dans la poursuite de la réforme du système humanitaire engagée depuis la fin de l’année 2025. Washington affirme vouloir soutenir un mécanisme d’intervention plus rapide, plus ciblé et davantage centré sur les besoins des populations les plus affectées par les crises.
Les États-Unis indiquent notamment que l’accord de « réinitialisation humanitaire » conclu avec l’OCHA en décembre 2025 aurait déjà permis de fournir une assistance vitale à plus de 21 millions de personnes en moins de quatre mois.
La RDC bénéficie de ce soutien dans un contexte marqué par l’aggravation de la situation humanitaire dans l’Est du pays, où les violences armées continuent d’entraîner des déplacements massifs de populations, notamment au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri.
Le département d’État américain souligne également que cette nouvelle approche privilégie les interventions dans les zones les plus critiques. D’après Washington, 92 % des financements déjà décaissés ont été orientés vers des populations classées au niveau d’urgence maximal.
Les autorités américaines mettent aussi en avant une réduction des délais de décaissement, avec une moyenne de sept jours annoncée pour la mise à disposition effective des fonds humanitaires sur le terrain.
Autre axe présenté comme prioritaire : le renforcement du rôle des organisations locales dans les opérations humanitaires. Les États-Unis affirment qu’une part croissante des financements est désormais confiée directement aux acteurs nationaux afin d’améliorer l’efficacité des interventions et de réduire les contraintes administratives.
Washington assure par ailleurs avoir renforcé les mécanismes de contrôle et de transparence pour limiter les risques de fraude, de détournement et de mauvaise gestion des ressources humanitaires.
À travers cette nouvelle enveloppe financière, les États-Unis réaffirment leur position de premier bailleur humanitaire mondial et appellent les autres partenaires internationaux ainsi que le secteur privé à intensifier leur soutien aux fonds humanitaires des Nations unies.
Joël Tshim’s







