Le président du Kenya, William Ruto, a vivement critiqué l’efficacité de l’accord de paix de Washington dans la crise sécuritaire qui secoue l’est de la République démocratique du Congo.
S’exprimant sur la persistance des violences liées à la guerre du M23 dans les provinces du Kivu, le chef de l’État kényan a estimé que l’implication des États-Unis n’a pas permis de produire des résultats concrets sur le terrain, malgré la signature de l’accord soutenu par Donald Trump.
Selon William Ruto, plusieurs mois après la ratification de cet accord diplomatique, les combats et tensions sécuritaires continuent de fragiliser l’est congolais, preuve, selon lui, des limites d’une médiation menée par des puissances éloignées des réalités régionales.
Le président kényan plaide désormais pour un renforcement du leadership africain dans la gestion de la crise. Il estime que les pays de la région, notamment le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie et le Burundi, disposent d’une meilleure compréhension des enjeux sécuritaires, économiques et humanitaires liés au conflit.
Pour Nairobi, les conséquences de l’instabilité dans l’est de la RDC dépassent le cadre militaire et affectent directement les échanges commerciaux, les investissements ainsi que la sécurité de toute la région des Grands Lacs.
Cette sortie de William Ruto intervient dans un contexte marqué par l’essoufflement des différents processus de paix régionaux et internationaux, alors que les affrontements entre groupes armés et forces engagées sur le terrain continuent d’alimenter les inquiétudes sur une possible aggravation de la crise.







