Le Mouvement Radical pour le Changement (MRC), parti dirigé par Franck Diongo, a vivement réagi à la conférence de presse tenue mercredi à Kinshasa par le président Félix Tshisekedi. Dans un communiqué publié jeudi, cette formation politique accuse le chef de l’État de vouloir engager une démarche visant à modifier l’ordre constitutionnel afin de prolonger son maintien au pouvoir.
Selon le MRC, les déclarations du président de la République sur la possibilité de réformes institutionnelles constituent un signal inquiétant pour l’avenir démocratique du pays. Le parti estime que cette sortie médiatique dépasse le cadre d’une simple communication politique et traduit une volonté de préparer l’opinion à un éventuel changement constitutionnel.
Le mouvement de Franck Diongo affirme que le contexte actuel du pays, marqué notamment par l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC, les difficultés économiques et les critiques liées à la gouvernance, ne devrait pas servir de justification à une réforme susceptible de remettre en cause les équilibres institutionnels.
Dans sa déclaration, le MRC dénonce également ce qu’il considère comme une réduction progressive de l’espace démocratique. Le parti évoque des pressions contre certains opposants politiques, des atteintes aux libertés publiques ainsi qu’une instrumentalisation de la justice.
Pour cette formation politique, la conférence de presse du chef de l’État s’inscrirait dans une stratégie destinée à préparer la population à une éventuelle modification de la Constitution. Le MRC met ainsi en garde contre toute initiative qu’il juge contraire aux principes démocratiques établis par la loi fondamentale.
Cette réaction intervient dans un climat politique tendu autour des débats liés à une possible révision constitutionnelle et à la question des mandats présidentiels en République démocratique du Congo.
Joël Tshim’s







