À l’occasion des États généraux des postes et télécommunications tenus au Centre Culturel des Pays de l’Afrique Centrale, Emery Okundji a livré une intervention marquée par un appel ferme au respect des textes juridiques et à une gouvernance rigoureuse du secteur.
S’exprimant dans un ton qu’il a voulu pragmatique et fondé sur l’expérience de terrain, l’ancien responsable du secteur a insisté sur la nécessité de replacer la loi au centre de toute action publique, particulièrement dans la gestion des postes et des télécommunications.
Le respect des lois comme condition de stabilité institutionnelle
En effet, au cœur de son intervention, Emery Okundji a rappelé que l’efficacité administrative et la stabilité du secteur reposent avant tout sur le respect strict des lois de la République.
« Nous ne respectons pas les lois de la République. », a-t-il déclaré, soulignant que toute absence de cadre légal appliqué conduirait à un désordre institutionnel proche d’une “jungle”.
Dans la même logique, il a illustré son propos par une comparaison internationale, rappelant qu’aucune entreprise ne peut fonctionner durablement dans un État si elle ne respecte pas les lois en vigueur.
Gouvernance du secteur et clarification des responsabilités
Poursuivant son intervention, l’orateur s’est penché sur les questions de gouvernance et d’organisation institutionnelle du secteur des postes et télécommunications.À cet égard, il a estimé que les réformes successives engagées depuis les lois de 2002 jusqu’à la Constitution de 2006 ont permis de mieux structurer la répartition des compétences entre les différentes institutions de l’État.
Dans ce cadre, il a toutefois souligné la nécessité de renforcer la clarté des responsabilités, notamment en ce qui concerne certaines structures de régulation. Selon lui, ces dernières ne devraient pas être isolées des mécanismes de contrôle institutionnel, afin d’éviter toute zone d’irresponsabilité en cas de mauvaise gestion.
Régulation et efficacité administrative
Abordant plus spécifiquement la question des autorités de régulation, Emery Okundji a défendu une organisation plus cohérente du secteur.Il a notamment expliqué avoir soutenu l’idée de placer l’autorité de régulation des postes et télécommunications sous la tutelle du ministre sectoriel, qu’il a qualifié de « policier du secteur ».
Selon lui, cette option permet d’assurer une meilleure efficacité du contrôle administratif, tout en garantissant la traçabilité des responsabilités devant les instances parlementaires en cas de dysfonctionnement.
La volonté politique comme facteur déterminant
Enfin, concluant son intervention, l’ancien responsable a insisté sur un élément qu’il considère comme essentiel dans la réussite des réformes publiques : la volonté politique.« Il faut qu’il y ait la volonté politique de faire passer l’intérêt de la nation avant toute autre chose », a-t-il affirmé, appelant à une gouvernance orientée vers l’intérêt général, la responsabilité et l’efficacité institutionnelle.
Caroline kaja







