Ituri : 14 suspects d’exploitation minière illégale, dont 11 Chinois, présentés aux autorités

You are currently viewing Ituri : 14 suspects d’exploitation minière illégale, dont 11 Chinois, présentés aux autorités

Quatorze individus soupçonnés d’implication dans l’exploitation illégale des minerais ont été présentés ce mardi au gouverneur militaire de l’Ituri. Parmi eux figurent onze ressortissants chinois et trois citoyens congolais, interpellés au cours de différentes opérations menées depuis 2024.

Ces arrestations sont liées à des activités minières clandestines signalées dans le territoire de Djugu, une zone à fort potentiel minier mais confrontée à une instabilité persistante. D’après les autorités, ces opérations s’inscrivent dans une stratégie renforcée de lutte contre le trafic illicite des ressources naturelles, un phénomène qui échappe au contrôle de l’État et alimente des circuits économiques parallèles.

La présentation publique de ces suspects marque, selon les responsables provinciaux, une étape importante dans les efforts visant à assainir le secteur minier local. L’objectif affiché est de démanteler les réseaux opérant en dehors du cadre légal et de rétablir l’autorité de l’État sur l’exploitation des ressources.

Prenant la parole à cette occasion, le gouverneur militaire de l’Ituri, Johnny Luboya Nkashama, a dénoncé une « infiltration organisée » dans le secteur minier. Il a averti que ces pratiques constituent une menace sérieuse pour l’économie nationale, tout en fragilisant la souveraineté du pays sur ses richesses naturelles.

Appelant à une réponse judiciaire ferme, l’autorité provinciale a exhorté les magistrats à infliger des sanctions exemplaires afin de décourager toute récidive. « Il est impératif de restaurer l’ordre et de mettre fin à l’impunité », a-t-il insisté.

Cette affaire remet sur la table la question sensible de la gouvernance minière en Ituri, où la persistance de l’exploitation illégale continue d’alimenter les tensions et de susciter de vives préoccupations tant au sein de la population que des institutions publiques.

Loule Kitoko

Laisser un commentaire