La Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo a repris, mardi 21 avril 2026, l’examen du dossier opposant l’auditeur général au lieutenant-général Philémon Yav Irung, poursuivi pour trahison et incitation des militaires à l’indiscipline.
Les audiences avaient été suspendues afin de permettre au Conseil national de cyberdéfense (CNC) d’analyser les téléphones de l’accusé, à la recherche d’éléments de preuve. La juridiction devrait désormais statuer sur la suite à donner à cette expertise, contestée par la défense.
Les avocats du prévenu, tout en acceptant l’analyse des appareils, ont exigé une contre-expertise, mettant en doute l’impartialité du service chargé des investigations. Ils dénoncent également le fait que les téléphones sont restés plusieurs années entre les mains de l’auditorat militaire.
L’instruction se poursuit avec l’audition de plusieurs officiers. Certains témoignages font état de propos attribués à l’accusé, jugés susceptibles de démoraliser les troupes ou d’évoquer des échanges sensibles avec des acteurs étrangers.
Le ministère public considère ces éléments comme constitutifs d’infractions graves, tandis que la défense rejette les accusations et affirme qu’aucune preuve matérielle de trahison n’a été apportée à ce stade.
Le procès se poursuit, en attendant notamment les conclusions du rapport du CNC, attendues pour la suite de la procédure.
Joël Tshim’s







