Le lancement du processus de collecte des contributions citoyennes par l’Union sacrée de la Nation suscite de vives critiques au sein de la classe politique et de la société civile congolaise. Certaines voix y voient une démarche de façade, estimant que les conclusions seraient déjà arrêtées en amont.
Parmi elles, Jean-Claude Katende, président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), se montre particulièrement sévère. « Le processus de collecte des contributions lancé par l’Union Sacrée de la Nation est une distraction. Ils ont déjà dans leur poche une constitution confectionnée à la taille du Président Félix Tshisekedi. Même si le processus était sincère, quel degré de transparence et de confiance peut-on lui accorder quand nous connaissons bien le jeu et les acteurs ? Déjà, ils ne veulent pas que ceux qui sont opposés à leur coup d’État constitutionnel puissent s’exprimer librement. Ce qui est vrai est que le troisième mandat sera une tricherie », a-t-il déclaré.
Ces propos relancent le débat sur la crédibilité de cette initiative et sur les garanties d’inclusivité du processus. Plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile s’interrogent sur l’espace réellement accordé aux opinions divergentes, dans un contexte politique tendu.
En toile de fond, la question d’un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi continue d’alimenter les tensions. Les détracteurs du processus préviennent qu’une telle perspective serait perçue comme une remise en cause des principes démocratiques.
Du côté de la majorité, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée face à ces critiques. Le processus de collecte des contributions se poursuit néanmoins, dans un climat marqué par la méfiance et les divisions.
Loule Kitoko







