L’affaire de la détention de Aubin Minaku Ndjalandjoko prend une nouvelle tournure. Dans une correspondance adressée le 2 mars 2026 au Conseil national de cyberdéfense, son épouse, Daddie Minaku, a vivement dénoncé les conditions dans lesquelles serait maintenu son mari depuis son arrestation intervenue le 18 janvier dernier.
Dans cette lettre, elle évoque une détention au secret dans un lieu tenu confidentiel, sans accès régulier aux soins médicaux. Elle affirme également que les visites familiales, lorsqu’elles sont autorisées, se déroulent dans des conditions strictes, notamment avec les yeux bandés et sous la surveillance étroite de plusieurs agents.
S’appuyant sur les textes juridiques en vigueur, Daddie Minaku dénonce ce qu’elle considère comme des violations de la Constitution de la République démocratique du Congo, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
Dans ce contexte, elle appelle à la libération de son époux, soutenant que ce dernier ne présente aucun risque de fuite. Elle souligne en outre qu’aucune charge clairement établie n’aurait, à ce jour, été rendue publique à son encontre.
Cette sortie intervient alors que la question du respect des droits fondamentaux en période de détention continue de susciter débats et préoccupations au sein de l’opinion nationale et des organisations de défense des droits humains.
Loule Kitoko







