À Kinshasa, la question d’un éventuel changement de la Constitution continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Ce samedi, la jeunesse de l’Action pour la démocratie et le développement du Congo (ADD Congo) a affiché une opposition ferme à toute initiative visant à modifier ou réviser la loi fondamentale.
Réunis dans le cadre d’une matinée politique, les jeunes de cette formation politique, par la voix de leur coordonnateur national Martin Balela, ont rejeté catégoriquement ce qu’ils considèrent comme un projet « inopportun ». Ils ont ainsi appelé le chef de l’État, Félix Tshisekedi, à renoncer à toute démarche allant dans ce sens.
Dans leurs prises de parole, ces jeunes militants ont également mis en avant la nécessité de recentrer les priorités nationales sur les préoccupations urgentes de la population, notamment la crise sécuritaire et humanitaire qui sévit dans l’est du pays. Pour eux, toute réforme constitutionnelle apparaît déconnectée des réalités actuelles.
Insistant sur la voie du consensus, le président de la ligue des jeunes de l’ADD Congo a plaidé pour l’organisation d’un dialogue national inclusif. Selon lui, seules des concertations sincères entre Congolais permettront d’aboutir à des solutions durables face aux défis que traverse la République démocratique du Congo.
« Nous disons non au changement de la Constitution. Le peuple a besoin de paix et de conditions de vie dignes. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est un dialogue franc entre Congolais », a-t-il martelé.
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte politique marqué par des tensions autour des réformes institutionnelles, alors que plusieurs voix appellent à privilégier la stabilité et la cohésion nationale.
Loule Kitoko







