La multiplication des demandes d’asile introduites par des ressortissants congolais en Belgique traduirait, selon Jean-Claude Katende, une détérioration préoccupante de la situation des droits humains en République démocratique du Congo. Le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme estime que cette tendance constitue un signal objectif d’un climat politique devenu de plus en plus hostile aux voix dissidentes.
Dans une prise de position critique, le défenseur des droits humains affirme que les autorités congolaises exerceraient des pressions et des représailles contre les opposants politiques, les militants des mouvements citoyens, les acteurs de la société civile ainsi que tout citoyen exprimant des critiques sur la gouvernance du pays. Il pointe notamment l’implication présumée de certains services de sécurité, dont le Conseil national de cyberdéfense, dans des opérations de surveillance et de traque des voix critiques.
Pour Jean-Claude Katende, cette situation contribuerait à pousser un nombre croissant de Congolais à chercher protection à l’étranger, en particulier en Europe. Il redoute que si rien n’est fait, cette tendance ne s’amplifie et ne dépasse les frontières belges pour toucher l’ensemble des pays membres de l’Union européenne.
Face à ce constat, il appelle la Belgique, en tant que partenaire de la République démocratique du Congo, à renforcer sa pression diplomatique afin d’encourager le respect de l’État de droit, la réouverture de l’espace civique et la consolidation des principes démocratiques. À défaut, prévient-il, la vague de demandes d’asile pourrait connaître une augmentation significative dans les mois et années à venir.
Loule Kitoko






